DIALLOBEDUCATION

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Laurent BLANC « Blanchi » par la FFF.

Laurent BLANC « Blanchi »
par la FFF.

Laurent Blanc :"entraîneur équipe de France"
Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks
(...). Je crois qu'il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans,
12-13 ans, avoir d'autres critères, modifiés avec notre propre culture (...).
Les Espagnols, ils m'ont dit : "Nous, on n'a pas de problème. Nous, des
blacks, on n'en a pas".

Erick Mombaerts « entraîneur de
l'équipe de France Espoirs » :
Est-ce qu'on
s'attelle au problème et on limite l'entrée du nombre de gamins qui peuvent
changer de nationalité ?

Laurent Blanc : Moi, j'y suis tout à fait favorable.

François Blaquart
« Directeur technique national » : On peut
s'organiser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce
soit dit.

Voici un aperçu de l’échange entre Laurent Blanc 
entraîneur de l’équipe de France et de François Blaquart, Erick
Mombaerts. Après avoir nié, le site « Médiapart », preuves de
l’enregistrement à l’appui, oblige ce dernier à reconnaître sa connerie et à
faire ses excuses. Après il se fait blanchir par la FFF.

Blanchir quelqu'un c’est le justifier, le faire paraître innocent de ce dont il était
accusé. Il s'élevait des soupçons assez graves contre lui, mais ses amis sont venus
à bout de le blanchir. Pour une connerie ça n’est bien une et de celle-là
Laurent blanc a été blanchi.

Après la déroute de l’Afrique du Sud, l’équipe de France de football va mal de
l’irresponsabilité de ses dirigeants. La France n’a jamais été un grand pays de
football sans l’apport des étrangers. 

Depuis 1958 de Raymond Kopa, d’origine polonaise en passant par Platini, Zidane,
Vieira, Thuram etc. tous ont été  d’origine
étrangère. La France serait aujourd’hui un pays de la troisième division
mondiale s’il n’y avait l’apport des étrangers.

Quid alors du combat de Laurent Blanc, trahison à l’égard de ceux qui ont fait les
gloires de la France tant sur le plan footballistique ou athlétistique et
surtout là où on leur a permis de briller. Depuis la déroute de l’Afrique du
Sud on cherche la petite bête qui accuse les footballeurs d’origine étrangère.

En fait, cette bronca, ces accusations contre les joueurs peuvent paraître un peu
trop faciles. « La responsabilité, au foot comme à l’école, est d’abord celle
de l’encadrement », assure Emmanuel Davidenkoff. Pour certains, la Fédération
Française de Football et Laurent Blanc profiteraient par ricochet de ces
parallèles avec les dérives de la société pour passer au travers des mailles du
filet de la critique pour sauver leur peau et fuir leur responsabilité qui est
vive depuis que la France est entrée dans un tunnel sans fin du refus de
l’étranger.

En effet, depuis cette date, beaucoup d’évènements répétitifs indiquaient à qui
voulait le voir les dérives de l’équipe de France. La déroute de cette coupe du
monde 2010, n’est pas seulement la faute des « bananes », des enfants « gâtés »
mais celle des responsables qui ne voyaient pas plus haut que leur nombril et
de leurs intérêts politico-financiers.

La France va mal avec son cortège de faux fuyants, de sa lepénisation. On
est passé de la génération « Black Blanc Beur » de 1998 à la génération «
équipe de bananes » en 2010. Ce mot, de « bananes », qui a été prononcé sur les
ondes de France Info, mardi par un supporter de l’équipe de France, confirme
que le débat sportif autour de l’équipe de France vire à la foire d’empoigne
sociologique. Ce mot ne qualifie-t-il pas la part importante de joueurs noirs,
musulmans ou d’origine étrangère dans cette équipe et qui justifie
l’irresponsabilité des responsables de la Fédération française de Football et
de Laurent Blanc?

Et Eric Zemour de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « Les Noirs
ont mis de côté les Blancs et les musulmans convertis : Anelka, Ribéry et
Abidal ont imposé leur loi ». Il renchérit que : « Chez ces Bleus-là, la France
est un pays de bouffons ». Il oublie seulement de dire que dans ce pays-là, la
place des noirs, des arabes et des musulmans ne se jauge que sur la base de
leurs trophées sportifs, tout le reste est considéré comme un vol des
ressources françaises ou une acculturation de la France.

On est entré dans une dérive périlleuse de la France, c’est dommage de constater
que tout le monde presque y trouve son compte. Un proverbe peul ne dit-il pas
« laisser ramper à force il traversera la frontière ». Oui cette
frontière de l’intolérable est franchie, un coup c’est le ministre de l’intérieur,
un coup c’est Guerlain de l’autre c’est Laurent Blanc.

Où se trouve la faute des footballeurs binationaux. Ils sont recrutés et formés
pour leur talent. Si leurs talents sont exceptionnels la France les sélectionne
et ils doivent donner des résultats positifs sinon ils ne peuvent plus servir
leur pays d’origine comme le stipule la FIFA. Devant ce risque ils préfèrent ne
pas s’engager dans l’équipe de France.

Quand l’Allemagne était la reine du football mondial Gérard Houiller n’hésitait pas à
faire appel aux joueurs costauds noirs pour combler ce manque de grands
gabarits; maintenant que c’est l’Espagne qui fait vedette, on change de fusil
d’épaule pour des joueurs de petite taille car certainement le joueur noir ne
réfléchit pas il utilise la force.

Le problème est qu’il n’aurait pas été uniquement question de nationalité dans les
propos de Laurent Blanc, mais de couleur de peau. On n’a pas parlé des
franco-italiens ou franco-espagnols mais des franco-africains. Une distinction
aurait été faite entre les grands noirs « costauds et puissants » et les petits
blancs détenant une « intelligence de jeu ».

Les faits sont avérés et ils sont très graves. Ils foulent aux pieds l’article 1er
de la Constitution française qui garantit « l’égalité devant la loi de tous les
citoyens sans distinction d’origine et de religion ». Il s’agirait alors à la
fois de racisme et de discrimination. De racisme d’abord, parce qu’attribuant
un certain nombre de facultés stéréotypées aux joueurs selon leur couleur de
peau, de discri­mination ensuite, puisqu’il s’agirait de favoriser les jeunes
joueurs (12-14 ans) dont on suppose qu’ils n’auront pas de raison de jouer dans
une autre équipe nationale qu’en équipe de France.

Pourquoi alors blanchir Laurent Blanc ces propos doivent être sanctionnés. Parce qu’ils viennent
ternir l’engagement des bénévoles et l’implication des sportifs. Parce qu’ils
ne peuvent être tenus au mépris de nos valeurs républicaines. Parce que
l’égalité et la fraternité doivent être réaffirmées fortement aujourd’hui,
lorsque le discours du Front national est banalisé et repris par des ministres
de gouvernement ou des personnalités de hauts rangs. 

Aujourd’hui, c'est le temps de se rendre à l’évidence, lever la tête, regarder plus loin et crever
l’abcès qui gangrène depuis belle lurette toutes les disciplines où les
minorités sont visibles, analyser les dérives discriminatoires de la société
française au lieu de raser les murs et de chercher des coupables.

Il faut oser arrêter l’hypocrisie ambiante du refus du racisme à la française.
Beaucoup de français ne sont certainement pas racistes ; mais c’est comme
si en enfonçant la tête dans le sable et en attendant venir. Ceux, qui ont
« blanchi » Laurent Blanc, font partie de ceux-là.

Amadou DIALLO

http://adiallo132009.blog4ever.com



11/05/2011
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